dimanche 30 octobre 2011

Billet 2


Parlez-nous de vos expériences dans les mondes virtuels. Êtes-vous joueuse? Déambulez-vous dans l'espace Second Life?

Vie virtuelle, problème réel

À peine trente ans et déjà préhistorique? Faute de vouloir l’assumer, la technologie a révélé mon âge. Je ne suis pas de la génération Y; la génération virtuelle. Pourtant bien à l’affût des nouvelles tangentes technologiques, la consommation des jeux virtuels ne figure pas parmi mes activités quotidiennes. Bien entendu, je connais ces  mondes parallèles, mais je ne m’y suis jamais attardée en tant qu’utilisatrice. L’ampleur des catastrophes réelles causées pas les mondes virtuels titillait plutôt mon attention.

C’est d’abord par l’histoire de Amy et Dave, deux fanatiques du jeu Second Life, que j’ai découvert le côté pervers d’une vie alternative. En couple dans la vie réelle ainsi que dans la vie virtuelle avec David Pollard, alias Dave Barmy, Amy « […] a engagé une procédure de divorce [dans la vie réelle] à cause des infidélités de son mari dans le monde virtuel Second Life » (Agence France-Presse, 2008 : En ligne, 1er par.). Comme si « la vie terrestre » ne comprenait pas assez d’embûches, cette seconde vie complique davantage les relations pour plusieurs, en augmentant le risque de malentendus.

Peu de temps après, j’ai été abasourdie en lisant ces lignes : « Une femme de 43 ans participant à un jeu virtuel au Japon était tellement mécontente du divorce de son avatar d'avec son mari en ligne qu'elle s'est connectée en utilisant le mot de passe de ce dernier et a « tué » son personnage numérique » (Associated Press
Tokyo, 2008 : En ligne, 1er par.). Le pire dans cette histoire? Cette Japonaise a été physiquement mise en détention.

Ces jeux prennent tant de place dans la vraie vie qu’ils brouillent la compréhension entre le vrai du faux, entre le réel et la fiction. « […] une portion non négligeable des citoyens de ce pays virtuel y développent une dépendance maladive parce qu'incapables de fonctionner dans le monde réel. Poussés à l'extrême, les refuges dans des mondes imaginaires peuvent se solder par de sévères pathologies » (Brunet, 2007 : En ligne, dernier par.). Si ces jeux divertissent et libèrent les pulsions pour certains, ils constituent des outils destructeurs pour d’autres. Une nouvelle psychopathologie est née; la cyberdépendance.


Bibliographie

Agence France-Presse. 2008. Vrai divorce après des infidélités virtuelles sur Second Life. [En ligne] URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200811/14/01-800639-vrai-divorce-apres-des-infidelites-virtuelles-sur-second-life.php. Consulté le 26 octobre 2011.

Associated Press
Tokyo. 2008. Crime virtuel, prison réelle. [En ligne] URL : http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/200810/24/01-32656-crime-virtuel-prison-reelle.php. Consulté le 26 octobre 2011.

Brunet, Alain. 2007. Avez-vous votre double virtuel? [En ligne] URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200704/30/01-11305-avez-vous-votre-double-virtuel.php. Consulté le 26 octobre 2011.





jeudi 20 octobre 2011

Billet 1


Vous arrive-t-il de vous fier seulement à Wikipédia? 

Oui à Wiki, mais pas à n’importe quel prix!

Depuis qu’Internet est Internet, mes collègues, mes amis, mes parents, mes professeurs et même des connaissances m’ont toujours avertie de ne pas me fier uniquement à Wikipédia lorsque j’avais besoin d’une référence. Il y a quelques années, je n’osais même pas lancer un regard à cet outil, de peur d’être influencée par une information erronée. Depuis, je me suis forgé une opinion personnelle à ce sujet. En forte croissance, Wikipédia regorge d’information pertinente et souvent juste. Je n’élaborerais pas une recherche en me basant uniquement sur ce contenu, car comme le mentionne le blogueur Mario Asselin, « […] chacun peut modifier l’information, il faut être vigilant, […]. Beaucoup de cas de manipulation de l’information ont été documentés. C’est un très bel endroit pour commencer une recherche, mais il faut valider l’information ailleurs » (Perron, 2008 : 6e par.). Effectivement, Wikipédia facilite le démarrage d’une recherche. Aussi, cet outil permet de confirmer ou infirmer certains soupçons ou encore valider une pensée. Mais comme mes proches m’avaient jadis mise en garde, je pense que la prudence est à propos, comme pour la majorité de l’information qu’on trouve sur le Web. Colette Brin, enseignante en journalisme à l’Université Laval, est « […] en faveur de la liberté de l’information, et l’idée d’interdire un site ne [lui] plaît pas trop. On peut évaluer la qualité de l’information qu’on trouve sur Wikipedia dans la mesure où on fait une recherche parallèle. Pour des événements récents, Wikipedia est certainement meilleure qu’une encyclopédie traditionnelle » (Perron, 2008 : 5e par. sous « Wikipedia contre Britannica »).

En somme, Wikipédia peut contribuer à l’ébauche d’un travail. Toutefois, la vérification de nos sources est la clé du succès! Et si la référence à Wikipédia est acceptée par certains professeurs universitaires, il faut garder l’œil ouvert sur la pertinence des informations inscrites. « On vient sur Wikipédia comme sur le Quid pour trouver une broutille d’information, une date, un lieu, un événement. Comprendre quelque chose de complexe réclame et réclamera toujours la même chose, qu’il s’agisse de l’achat d’un livre, de l’écoute d’un enseignant, ou de la consultation d’un [sic] page numérique : du jugement » (Foglia, 2008 : 123).


Bibliographie

Foglia, Marc. 2008. Wikipédia, média de la connaissance démocratique? France : FYP Éditions, 240 pages.

Perron, Frédéric. 2008. Wikipedia: une encyclopédie fiable? [En ligne] URL : http://www.protegez-vous.ca/technologie/wikipedia-une-encyclopedie-fiable.html. Consulté le 17 octobre 2011.

dimanche 16 octobre 2011

Mini-essai 1

Bla bla bla... blogue blogue blogue...

« Site Web personnel tenu par un ou plusieurs blogueurs qui s'expriment librement et selon une certaine périodicité, sous la forme de billets ou d'articles, informatifs ou intimistes, datés, à la manière d'un journal de bord, signés et classés par ordre antéchronologique, parfois enrichis d'hyperliens, d'images ou de sons, et pouvant faire l'objet de commentaires laissés par les lecteurs. » (Office québécois de la langue française, 2009 : sous « définition ») : le blogue. Phénomène grandissant sur le Web, le blogue répond à un besoin de plus en plus présent chez les internautes; l’interactivité. Le blogue permet non seulement de multiplier les communications, mais également de bonifier le contenu rédactionnel en contenu multimédia. Effectivement, cette technologie constitue un support journalistique, mais aussi relationnel et publicitaire, parfois même artistique. « Selon Olivier Niquet, plusieurs rédacteurs citoyens s’emparent du clavier et de la souris afin d’acquérir un statut ou de se forger une réputation sur internet et, à terme, dans les médias traditionnels. D’autres le font pour développer des liens avec d’autres personnes ayant des intérêts similaires. Quelques-uns (trop rares) rédigent pour tenter de donner un sens à un sujet ou de mieux le comprendre. Et enfin, plusieurs le font tout simplement pour informer et être informé, pour divertir et être diverti et pour le simple plaisir de créer » (Dumais, 2007 : En ligne, 2e par. sous « L’objectivité globale »). En effet, le blogue permet à quiconque de faire de la communication publique. Ainsi, il peut s’improviser journaliste, en autant qu’il soit lu!

Parmi les divers moyens de communication disponibles sur le Web, le blogue constitue un outil de choix pour le journaliste; simple, facile d’accès, gratuit, convivial, instantané, etc. Le blogue contribue au « … processus de sélection, de traitement et de diffusion de “ l’information ”, au sens large du thème, [relevant] non seulement des organismes de presse, mais aussi des institutions, des entreprises, des groupes et autres mouvements qui interviennent régulièrement sur la place publique en tentant de donner le plus large écho possible aux messages qu’ils destinent aux citoyens » (Bernier, Demers, Lavigne, Moumouni, Watine, 2005 : 2). Autrefois laissée à l’élite et aux professionnels (journalistes, publicitaires et relationnistes), la communication publique est maintenant accessible à tous. Si la nature de l’information résidait dans le concept émetteur-récepteur, les méthodes de diffusion ont changé. Les jadis récepteurs souhaitent maintenant participer. Le blogue permet au citoyen de transmettre ses commentaires et ses états d’âme, mais aussi de l’information publique. Ce dernier agi alors à titre de journaliste citoyen, en publiant des articles à caractère journalistique sur des sites comme AgoraVox et Rue89. Espace global de production et de circulation de message, la communication publique est la raison d’être du journalisme, tant professionnel que citoyen. Autant le professionnel y publiera ses informations pour être entendu, autant il pigera à travers cette banque infinie d’idées afin de trouver l’exclusivité qui augmentera sa visibilité, et par conséquent, le nombre de clic sur sa page Web. De plus, certains journalistes professionnels utilisent leur blogue afin de sonder les internautes, ou encore pour confirmer des rumeurs sur le Web, avant d’écrire un article dans leur journal.

Le blogue est donc un outil incontournable pour les journalistes professionnels. Maintenant, la majorité des quotidiens publient leur contenu et même des compléments sur Internet. Ainsi, les journalistes à l’emploi de ces publications possèdent un blogue, qu’ils entretiennent très régulièrement, laissant la place au public pour émettre des commentaires. « “ Le blogue me permet d’avoir un contact soutenu avec le lectorat ”, [lance] pour sa part Michel Dumais. “ Je l’utilise pour solliciter des opinions concernant des idées d’articles et comme débouché pour les choses qui ne trouvent pas de place dans mes reportages à CTV ou au Globe and Mail ”, renchérit David Akin » (Proulx, 2004 : En ligne, 11e par.). Par exemple, mentionnons le blogue de Patrick Lagacé, hébergé sur le site de Cyberpresse. Fort d’une grande notoriété, son blogue est visité et commenté par des milliers d’internautes. Patrick Lagacé intervient aussi plusieurs fois par jour sur son blogue et il interagit avec le public. Il précise : « En décembre 2005, j’ai commencé à bloguer, avec un zèle pas toujours sain, selon certains de mes proches. En décembre 2006, je commence à bloguer sur Cyberpresse. J’en suis pas mal remué, en plus. Petit guide des règlements : ce blogue est modéré, les insolents, les imbéciles et les méchants risquent de voir leurs messages supprimés. Oui, la vie est injuste, mais c’est comme ça » (Lagacé, 2006 : En ligne, 1er par.). Et oui, malgré le grand achalandage sur son blogue, il doit supprimer certains commentaires inadéquats. Où en est la liberté d’expression? Bien évidemment, là où elle brime la liberté d’autrui. « Bloguer pour le meilleur et pour le pire, en somme. Et si les commentaires virulents sont l’exception, ils placent les journalistes devant un problème inédit : les gérer, mais sans brimer la liberté d’expression »   (Daudens, 2008 : En ligne, 3e par.).

D’un autre côté, certains journalistes ne voient aucun avantage dans l’utilisation des blogues. Au contraire, l’interactivité demeure un frein pour leur travail. Pierre Foglia, collègue de Patrice Lagacé sur Cyperpresse mentionne : « Ce que je n'aime pas de vos blogues, confrères, c'est qu'ils ne sont pas des îles. N'importe qui peut y aller à pied, s'asseoir sur votre galerie, jaser. Cette promiscuité, ouache! […] J'entends des gens qui sont pour, c'est maintenant notre galaxie, notre cité, l'avenir sera numérique ou ne sera pas. J'entends des gens qui sont contre, le Net est une poubelle, une honte, la fin de la démocratie, de la culture. Moi, je ne suis pas contre. Je ne suis pas pour. C'est pire : je ne suis pas là. Je viens de la galaxie Gutenberg. Un monde ou les mots n'étaient pas rétro-éclairés. Un monde où l'on écrit en silence » (Foglia, 2009 : En ligne, 16e par.). Pierre Foglia jouit effectivement d’une notoriété assez grande pour rejeter le bloque… et se faire respecter. Mais pour les jeunes de la relève, leur destinée est différente afin de se faire connaître.

Le blogue, est-ce incontournable pour l’avenir du journalisme professionnel? Aujourd’hui, c’est l’originalité, la pertinence et la persévérance qui est de mise. Depuis l’avènement d’Internet, le blogue est devenu un passage obligé pour les journalistes afin de pouvoir œuvrer pour des magazines culturels. Au lieu de passer par la forme académique, il est désormais recommandé de prouver ses compétences de rédacteurs en publiant gratuitement sur un blogue, comme pour Bang Bang, Voir, Urbania... Après plusieurs billets révélateurs où la communauté a réagi, signifiant ainsi la pertinence du contenu, le blogueur aura peut-être la chance de se voir attribuer une rémunération pour ses publications, comme Julie Ledoux, qui s’est fait connaître en publiant sur Bang Bang, Voir, Hour, Showbizz.net et Branchez-Vous. Pour certains, c’est le fruit du hasard qui les a propulsés, mais pour d’autres, c’est un long processus auquel ils ne s’attendaient pas lorsqu’ils ont complété leurs études.
Les médias traditionnels proclament la certification universitaire comme gage de contenu de qualité, tandis que les médias émergents préfèrent l’originalité du contenu, la diversité et la gratuité d’Internet. D’une part, il n’y a rien de mieux que la pratique pour réussir. Les journalistes citoyens, les blogueurs émotifs et les poètes de la rue sauront ainsi trouver leur place sur le Web. Mais la cacophonie des nouvelles technologies brouille parfois les pistes afin de cerner le vrai du faux, l’information à la désinformation. Avec la rapidité et la facilité d’utilisation du blogue versus la précarité de la profession journalistique et la chute des médias traditionnels, il y a matière à inquiétude. Voici un reportage exposant l’événement majeur qui a contribué à la débâcle des médias traditionnels et au virage vers les blogues. Plusieurs témoignages exposent  les points de vue de journalistes citoyens influents.
En somme, les journalistes professionnels peuvent difficilement rivaliser avec le Web (sauf quelques exceptions bien entendu). Puisque le choix des sources et des contenus se compte par millier sur le Web, les lecteurs sont de moins en moins fidèles à un quotidien traditionnel. La référence académique n’est plus prêchée, les lecteurs veulent du contenu original et bien écrit, reflétant leurs opinions et leurs valeurs. Malgré les points faibles et les points forts, le blogue est un nouveau média qui s’installe dans notre quotidien pour y rester, comme le journal et le bulletin de nouvelles télévisées l’ont été auparavant. Véritable outil de communication publique, « Le phénomène blog accompagne la croissance fulgurante de l’utilisation d’internet, sa vulgarisation et son intégration à nos habitudes quotidiennes » (Desavoye, Ducamp, de Mazenod, Moisan, 2000 : 17). En constante évolution, ce phénomène progresse sans cesse, au même rythme que la compétition journalistique. Dans quelques années, que sera notre référence pour  s’informer? Même Laflaque se questionne à ce sujet, trouvant les propos abordés par les journalismes plus ou moins pertinents :



Bibliographie

Bernier, François, Demers, François, Lavigne, Alain, Moumouni, Charles, Watine, Thierry. 2005. Pratiques novatrices en communication publique : journalisme, relations publiques et publicité. Canada : Les presse de l’Université Laval, 179 pages.

Daudens, Florent. 2008. Bogue sur les blogues. [En ligne] URL : http://www.fpjq.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=4057&tx_ttnews%5BbackPid%5D=259&cHash=8dbf09f04c. Consulté le 1er octobre 2011.

Desavoye, Benoît, Ducamp, Christophe, de Mazenod, Xavier, Moisan, Xavier. 2005. Les Blogs: Nouveau média pour tous. France : M21 Éditions, 213 pages.

Dumais, Michel. 2007. Le journalisme citoyen - La revanche de l'homme de la rue. [En ligne] URL : http://www.fpjq.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=3685&tx_ttnews%5BbackPid%5D=248&cHash=2e7a1031e2. Consulté le 1er octobre 2011.

Foglia, Pierre. 2009. Le Net et moi. [En ligne] URL : http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/200912/11/01-930393-le-net-et-moi.php. Consulté le 4 octobre 2011.

Lagacé, Patrick. 2006. Pat Lagacé en bref. [En ligne] URL : http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/a-propos/. Consulté le 1er octobre 2011.

Office québécois de la langue française. 2009. [En ligne] URL : http://www.granddictionnaire.com/BTML/FRA/r_Motclef/index800_1.asp. Consulté le  4 octobre 2011.

Proulx, Steve. 2004. Blogues et médias - Bloguer: sport extrême médiatique? [En ligne] URL :http://www.fpjq.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=593&tx_ttnews%5BbackPid%5D=138&cHash=01bded93c2. Consulté le 4 octobre 2011.

Youtube. 2008. Bloggeurs et journalistes: la guerre de l'info ? [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=8-5W570kJME. Consulté le  6 octobre 2011.

Youtube. 2007. Et Dieu crea Laflaque - Les journalistes... [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=5QDLLK6UzHY. Consulté le 14 octobre 2011.