vendredi 2 décembre 2011

Mini-essai 2


Objet : contrepied de http://com2point0.blogspot.com/

Un perron d’église pixélisé

« Tout a commencé en 1971 […] » (Boissonnault, 2011 : En ligne, 3e par.). Selon l’argumentaire d’Anne-Audrey Boissonnault, le courriel a fait ses débuts en communication publique. D’abord comme moyen de communication tel le téléphone, le télécopieur ou la poste, le courriel s’est ensuite développé comme outil de transmission de l’information, notamment dans le domaine des relations publiques. Si cet outil accommode la communication entre individus, il reste néanmoins hors d’atteinte pour une grande partie de la population, les moins nantis. Elle souligne également que malgré les spéculations à cet effet, le courriel ne remplace pas le courrier traditionnel, qui a toujours sa place. D’ailleurs, la facilité d’utilisation du courriel favorise les erreurs et les mauvaises interprétations. « La rapidité et l’étalement facile d’un message électronique en font, en plus d’un avantage, un certain danger. » (Boissonnault, 2011 : En ligne, sous « Moins »). En somme, la rapidité, les faibles coûts associés, la disponibilité et la possibilité d’archivage du courriel facilitent la communication pour les relationnistes, mais diverses embûches créent des freins à son utilisation.

Rapide et souple, le courriel constitue un moyen de communication en relations publiques. En publicité, en plus d’être un moyen de communication, cet outil devient un support pour la diffusion de messages, une base de données pour la segmentation du public cible et une technique de fidélisation.

Bien que la poste traditionnelle existe toujours, « [il] y a un déclin de l’utilisation de la poste parce que les gens utilisent les courriels pour transmettre leur message » (Brazeau, 2011 : En ligne, 2e par.). « Le courriel facilite la communication. Il permet de joindre plusieurs destinataires d'un coup et il laisse aux gens la liberté de prendre leurs messages quand bon leur semble. Avec le courriel, pas besoin que tous les interlocuteurs soient simultanément au bout du fil. Il laisse des traces physiques, ce qui permet d'organiser l'information. "Dans certains cas, il est plus facile et efficace de rechercher une information dans une boîte à courriels avec un mot-clé que de retrouver un papier dans une filière", souligne M. Lacroix. » (Boisvert, 2007 : En ligne, 4e par.).  De nos jours, la majorité des entreprises favorisent l’abonnement au dossier virtuel, permettant ainsi d’augmenter leur notoriété par le va-et-vient sur leur site Internet. Contribuant à épargner temps et argent, le Web favorise l’éthique écologique. Mentionnons, entre autres, les institutions bancaires qui envoient des avis de disponibilité des relevés par courriel, les compagnies d’assurance qui créent des comptes clients virtuels pour les contrats, les universités qui publient les relevés de notes sur leur portail, les boutiques de produits et vêtements en ligne, etc.  Tant de lettres auparavant envoyées par le long processus de la poste, maintenant distribuées sur le Web. Afin de ne pas se perdre à travers les différents comptes et mots de passe, chaque entreprise envoie l’information pertinente via le courriel du client.

Pour le publicitaire, le courriel constitue désormais un outil essentiel. En effet, l'arrivée de l'Internet et son expansion rapide ont donné aux publicitaires les moyens de faire connaître leurs clients, plus facilement et plus rapidement. Le marketing direct et le marketing viral émergent de cette technologie. Ces tendances publicitaires ont donné forme à une méthode de diffusion de publicités adaptée à la philosophie des récepteurs de notre ère, c’est-à-dire en impliquant l'internaute au cœur du processus de communication. 

Le marketing direct vise à promouvoir les produits et les services d’une entreprise par l’émission de publicités personnalisées et ainsi à fidéliser le public cible avec des promotions. Effectivement, les magazines, les journaux ainsi que les entreprises de produits et de services offrent la possibilité de recevoir par courriel une infolettre périodique. Ce bulletin d'information contient habituellement des nouvelles, des conseils et des promotions, comme des rabais envoyés aux clients applicables le jour de leur anniversaire, des trucs et astuces d’entreprises de rénovation en lien avec la promotion de la semaine, des idées recettes d’épiceries combinant les spéciaux et la saison, etc. Avant, des encarts dans le Publisac ou dans les journaux devaient être insérés en masse afin d’annoncer des promotions. Maintenant, un simple clic envoie ces offres par courriel à une multitude d’internautes répertoriés par segment dans une banque de données, selon leur comportement de consommation. De plus, ces messages personnalisés offrent la possibilité de se retirer de l’envoie, à n’importe quel moment, et ce, en quelques instants. Ainsi, le récepteur peut choisir plus facilement vers quelles publicités il sera exposé sans être enseveli pas des messages indésirables.


Marketing direct
 
Le marketing viral, qu’on pourrait aussi appeler le bouche à oreille virtuel, « […] constitue une forme de publicité. Le consommateur contribue à la diffusion de cette publicité en redistribuant le message à son entourage de façon volontaire. Depuis le développement d'Internet au Canada et partout dans le monde ainsi que depuis la propagation d'Internet à haute vitesse partout, on a pu constater le développement de ce nouveau phénomène de manière exponentielle » (Vortex : En ligne, 1er par.). Effectivement, comme l’explique Vincent Grenier, associé de l'agence Revolver 3 : « "Avec le marketing traditionnel, on parle à la masse pour rejoindre un individu. Avec le marketing viral, on parle à un individu pour rejoindre la masse". Quand vous recevez une blague que vous transférez à vos contacts par courriel, ou que vous envoyez une vidéo à des amis, vous faites exactement ce dont le marketing viral profite : répandre un message. En effet, les publicitaires qui font du marketing viral lancent le message, mais une fois qu'il est parti, ils ne le contrôlent plus. Les internautes s'en emparent » (Morasse, 2006 : En ligne, 11e par.).



Marketing viral

Au lieu d’imposer des publicités au public cible, maintenant, avec l’arrivée du courriel, le marketing viral permet de diffuser l’information librement et de créer un désir chez le public. Ce dernier, acteur dans le processus de diffusion, ne se sent plus attaqué par la tonne de publicités qui lui est imposée. Il peut se divertir et choisir ce qui l’attire, et ensuite partager ses découvertes à ses contacts, comme cette publicité très réussie de rasoir qui a fait fureur en circulant d’un courriel à un autre :


D’autres techniques de publicité par courriel permettent de diffuser à grande échelle une publicité personnalisée. Ces incitatifs sont « mis en place sur un site web ou dans le cadre de la diffusion d’une lettre électronique (newsletter) :

-       envoyer cette page à un ami;
-       recommander ce site à un ami;
-       proposer à un ami de s’abonner à la lettre électronique;
-       donner des points de parrainage;
-       etc. » (De Wasseige : 231).

Ces méthodes contribuent à la création de listes de diffusions pour la propagation ultérieure de publicités. 

Un avantage considérable de ce moyen de diffusion consiste en la segmentation pointue du public. Effectivement, il est possible de créer une liste de diffusion comprenant les points suivants : âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, centre d’intérêt, positionnement géographique, etc. Ceci permet un taux de succès et un degré de précision plus élevés. Ainsi, la campagne publicitaire atteint un large public intéressé par ses produits. Le public cible des publicitaires utilise Internet et surtout le courriel. Comme le mentionne Maxime Pépin dans Infopresse, « Le courriel demeure la principale activité les amenant [sur le Web], avec un taux d'utilisation de 66% » (Pépin, 2010 : En ligne, 2e par.). 

Toutefois, la complexité et l’émergence de ce phénomène laissent entrevoir un point faible; le message doit être clair, honnête et sans ambiguïté, sinon, puisque c’est le récepteur qui décide, le danger de répulsion n’est pas loin. Une publicité virale mal utilisée, ou encore mal interprétée risque de faire des dommages à long terme, soit en diminuant, voire en abolissant la fidélisation à la marque. Les  affaires en ligne dépendent essentiellement de la bonne perception des clients en rapport avec la fiabilité de l’entreprise.
Les publicitaires mais aussi les divers intervenants dans le domaine public se dirigent de plus en plus vers la communication par le Web. Fiable, rapide, facile, économique, écologique, ciblé, accessible en tout temps, le courriel fait désormais partie intégrante de notre société et de nos habitudes de vie. À vrai dire, le courriel a tellement été implanté avec succès que plusieurs nouveaux médias tentent de copier ce système, comme les médias sociaux. Selon Mark Zuckerberg, le propriétaire de Facebook, « the email’s end is nigh  » (Naughton, 2011 : en ligne, titre), au profit de son innovation. Est-ce que l’heure a sonné pour le courriel?


Bibliographie

Boisvert, Marc-André. 2007. La tyrannie du courriel. [En ligne] URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200710/09/01-9718-la-tyrannie-du-courriel.php. Consulté le 21 novembre 2011.

Brazeau, Kristina. 2011. Une grève des postes accélérerait sa disparition selon un expert. [En ligne] URL : http://francopresse.ca/index.cfm?Sequence_No=59569&Id=59569&Repertoire_No=1151936421 Voir=document_view&secteur=040. Consulté le 26 novembre 2011.

De Wasseige, Olivier. 2007. E-Commerce, e-Marketing, eBay: 3 leviers de croissance pour les entreprises. Belgique : Éditions des CCI SA, 384 pages.

Morasse, Marie-Eve. 2006. Marketing viral : ceci n’est pas une publicité. [En ligne] URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/200610/04/01-13455-marketing-viral-ceci-nest-pas-une-publicite.php. Consulté le 21 novembre 2011.

Naughton, John. 2011. Mark Zuckerberg says the email's end is nigh. LOL. [En ligne] URL :

Pépin, Maxime. 2010. Le courriel demeure la porte d'entrée des Québécois sur le web. [En ligne] URL : http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archive/2010/04/09/article-34396.aspx. Consulté le 28 novembre 2011.

Vortex. LE MARKETING VIRAL INTERNET: DU BOUCHE À OREILLE ÉLECTRONIQUE. [En ligne] URL : http://www.vortexsolution.com/marketing-viral-internet.html. Consulté le 22 novembre 2011.

Youtube. 2007. Bébé vs papa. [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=6H-2ma5IUlo&feature=related. Consulté le 21 novembre 2011.



samedi 12 novembre 2011

Billet 3


Vous êtes-vous déjà dit (en parodiant Renaud) « Putain, où c'est que j'ai mis mon cellulaire? » ratant ainsi une photo qui vous aurait valu une publication dans un journal, qui sait qui aurait pu faire le tour de la Terre?

À qui la faute?

Honduras, hiver 2003. Je visite un petit village de Garifunas nommé Miami. Rien à voir avec le paradis américain, cet endroit situé sur le bord de la plage abrite un peuple vivant dans de petites maisons de palme, sans eau courante ni électricité. Ayant comme principal revenu la culture de cocotiers, les Garifunas ont été récemment touchés par la pauvreté, car « une étrange maladie – inconnue, inexpliquée parait-il – a fait disparaître tous les cocotiers sur la plage. » (EchoWay, 2004 : 3e par.). À l’entrée du village, on ne voit que les troncs des cocotiers dénudés de feuilles.  



Voilà une chance inouïe pour moi de prendre quelques clichés, puis de rédiger un article sur le sujet. Je débute donc ma recherche. J’interroge plusieurs membres de la collectivité, la majorité me transmet leur crainte face aux Latinos. Selon eux, cette catastrophe résulte des agissements des Latinos, car ces derniers souhaitent voir disparaître le peuple Garifuna. Je rencontre plusieurs personnes qui m’affirment cette théorie. J’ai enfin trouvé un sujet inédit! Ainsi, je pars de ce village et je vais à la rencontre du peuple opposé, les Latinos, afin de connaître leur version des faits. Selon plusieurs  études déjà réalisées à cet effet, les cocotiers ne sont pas sous le joug des Latinos, mais ils sont plutôt atteints du jaunissement mortel du cocotier. Cette maladie est transmise « par des insectes et a la particularité d’anéantir totalement, en un ou deux ans, une plantation de cocotiers » (Mariau, 1999 : 35). Maintenant, des chercheurs tentent de trouver un remède pour récupérer ces plantations.

Mon article sur la guerre entre deux peuples ne sera jamais publié, et ne fera certainement pas le tour de la planète. La mort des cocotiers n’est pas le fruit d’un phénomène inexpliqué provenant d’une vengeance extrême. Une maladie sous observation en est la cause. Mais il y a plus important que cela; que les Garifunas retrouvent la base de leur alimentation et de leur revenu, les cocotiers.


Bibliographie

EchoWay. 2004. Miami – Pélican Café. [En ligne] URL : http://www.echoway.org/page12.php?ct=7&py=290&li=17. Consulté le 11 novembre.

Mariau, Dominique. 1999. Les maladies des cultures pérennes tropicales. France : CIRAD, 287 pages.

dimanche 30 octobre 2011

Billet 2


Parlez-nous de vos expériences dans les mondes virtuels. Êtes-vous joueuse? Déambulez-vous dans l'espace Second Life?

Vie virtuelle, problème réel

À peine trente ans et déjà préhistorique? Faute de vouloir l’assumer, la technologie a révélé mon âge. Je ne suis pas de la génération Y; la génération virtuelle. Pourtant bien à l’affût des nouvelles tangentes technologiques, la consommation des jeux virtuels ne figure pas parmi mes activités quotidiennes. Bien entendu, je connais ces  mondes parallèles, mais je ne m’y suis jamais attardée en tant qu’utilisatrice. L’ampleur des catastrophes réelles causées pas les mondes virtuels titillait plutôt mon attention.

C’est d’abord par l’histoire de Amy et Dave, deux fanatiques du jeu Second Life, que j’ai découvert le côté pervers d’une vie alternative. En couple dans la vie réelle ainsi que dans la vie virtuelle avec David Pollard, alias Dave Barmy, Amy « […] a engagé une procédure de divorce [dans la vie réelle] à cause des infidélités de son mari dans le monde virtuel Second Life » (Agence France-Presse, 2008 : En ligne, 1er par.). Comme si « la vie terrestre » ne comprenait pas assez d’embûches, cette seconde vie complique davantage les relations pour plusieurs, en augmentant le risque de malentendus.

Peu de temps après, j’ai été abasourdie en lisant ces lignes : « Une femme de 43 ans participant à un jeu virtuel au Japon était tellement mécontente du divorce de son avatar d'avec son mari en ligne qu'elle s'est connectée en utilisant le mot de passe de ce dernier et a « tué » son personnage numérique » (Associated Press
Tokyo, 2008 : En ligne, 1er par.). Le pire dans cette histoire? Cette Japonaise a été physiquement mise en détention.

Ces jeux prennent tant de place dans la vraie vie qu’ils brouillent la compréhension entre le vrai du faux, entre le réel et la fiction. « […] une portion non négligeable des citoyens de ce pays virtuel y développent une dépendance maladive parce qu'incapables de fonctionner dans le monde réel. Poussés à l'extrême, les refuges dans des mondes imaginaires peuvent se solder par de sévères pathologies » (Brunet, 2007 : En ligne, dernier par.). Si ces jeux divertissent et libèrent les pulsions pour certains, ils constituent des outils destructeurs pour d’autres. Une nouvelle psychopathologie est née; la cyberdépendance.


Bibliographie

Agence France-Presse. 2008. Vrai divorce après des infidélités virtuelles sur Second Life. [En ligne] URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200811/14/01-800639-vrai-divorce-apres-des-infidelites-virtuelles-sur-second-life.php. Consulté le 26 octobre 2011.

Associated Press
Tokyo. 2008. Crime virtuel, prison réelle. [En ligne] URL : http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/200810/24/01-32656-crime-virtuel-prison-reelle.php. Consulté le 26 octobre 2011.

Brunet, Alain. 2007. Avez-vous votre double virtuel? [En ligne] URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200704/30/01-11305-avez-vous-votre-double-virtuel.php. Consulté le 26 octobre 2011.





jeudi 20 octobre 2011

Billet 1


Vous arrive-t-il de vous fier seulement à Wikipédia? 

Oui à Wiki, mais pas à n’importe quel prix!

Depuis qu’Internet est Internet, mes collègues, mes amis, mes parents, mes professeurs et même des connaissances m’ont toujours avertie de ne pas me fier uniquement à Wikipédia lorsque j’avais besoin d’une référence. Il y a quelques années, je n’osais même pas lancer un regard à cet outil, de peur d’être influencée par une information erronée. Depuis, je me suis forgé une opinion personnelle à ce sujet. En forte croissance, Wikipédia regorge d’information pertinente et souvent juste. Je n’élaborerais pas une recherche en me basant uniquement sur ce contenu, car comme le mentionne le blogueur Mario Asselin, « […] chacun peut modifier l’information, il faut être vigilant, […]. Beaucoup de cas de manipulation de l’information ont été documentés. C’est un très bel endroit pour commencer une recherche, mais il faut valider l’information ailleurs » (Perron, 2008 : 6e par.). Effectivement, Wikipédia facilite le démarrage d’une recherche. Aussi, cet outil permet de confirmer ou infirmer certains soupçons ou encore valider une pensée. Mais comme mes proches m’avaient jadis mise en garde, je pense que la prudence est à propos, comme pour la majorité de l’information qu’on trouve sur le Web. Colette Brin, enseignante en journalisme à l’Université Laval, est « […] en faveur de la liberté de l’information, et l’idée d’interdire un site ne [lui] plaît pas trop. On peut évaluer la qualité de l’information qu’on trouve sur Wikipedia dans la mesure où on fait une recherche parallèle. Pour des événements récents, Wikipedia est certainement meilleure qu’une encyclopédie traditionnelle » (Perron, 2008 : 5e par. sous « Wikipedia contre Britannica »).

En somme, Wikipédia peut contribuer à l’ébauche d’un travail. Toutefois, la vérification de nos sources est la clé du succès! Et si la référence à Wikipédia est acceptée par certains professeurs universitaires, il faut garder l’œil ouvert sur la pertinence des informations inscrites. « On vient sur Wikipédia comme sur le Quid pour trouver une broutille d’information, une date, un lieu, un événement. Comprendre quelque chose de complexe réclame et réclamera toujours la même chose, qu’il s’agisse de l’achat d’un livre, de l’écoute d’un enseignant, ou de la consultation d’un [sic] page numérique : du jugement » (Foglia, 2008 : 123).


Bibliographie

Foglia, Marc. 2008. Wikipédia, média de la connaissance démocratique? France : FYP Éditions, 240 pages.

Perron, Frédéric. 2008. Wikipedia: une encyclopédie fiable? [En ligne] URL : http://www.protegez-vous.ca/technologie/wikipedia-une-encyclopedie-fiable.html. Consulté le 17 octobre 2011.

dimanche 16 octobre 2011

Mini-essai 1

Bla bla bla... blogue blogue blogue...

« Site Web personnel tenu par un ou plusieurs blogueurs qui s'expriment librement et selon une certaine périodicité, sous la forme de billets ou d'articles, informatifs ou intimistes, datés, à la manière d'un journal de bord, signés et classés par ordre antéchronologique, parfois enrichis d'hyperliens, d'images ou de sons, et pouvant faire l'objet de commentaires laissés par les lecteurs. » (Office québécois de la langue française, 2009 : sous « définition ») : le blogue. Phénomène grandissant sur le Web, le blogue répond à un besoin de plus en plus présent chez les internautes; l’interactivité. Le blogue permet non seulement de multiplier les communications, mais également de bonifier le contenu rédactionnel en contenu multimédia. Effectivement, cette technologie constitue un support journalistique, mais aussi relationnel et publicitaire, parfois même artistique. « Selon Olivier Niquet, plusieurs rédacteurs citoyens s’emparent du clavier et de la souris afin d’acquérir un statut ou de se forger une réputation sur internet et, à terme, dans les médias traditionnels. D’autres le font pour développer des liens avec d’autres personnes ayant des intérêts similaires. Quelques-uns (trop rares) rédigent pour tenter de donner un sens à un sujet ou de mieux le comprendre. Et enfin, plusieurs le font tout simplement pour informer et être informé, pour divertir et être diverti et pour le simple plaisir de créer » (Dumais, 2007 : En ligne, 2e par. sous « L’objectivité globale »). En effet, le blogue permet à quiconque de faire de la communication publique. Ainsi, il peut s’improviser journaliste, en autant qu’il soit lu!

Parmi les divers moyens de communication disponibles sur le Web, le blogue constitue un outil de choix pour le journaliste; simple, facile d’accès, gratuit, convivial, instantané, etc. Le blogue contribue au « … processus de sélection, de traitement et de diffusion de “ l’information ”, au sens large du thème, [relevant] non seulement des organismes de presse, mais aussi des institutions, des entreprises, des groupes et autres mouvements qui interviennent régulièrement sur la place publique en tentant de donner le plus large écho possible aux messages qu’ils destinent aux citoyens » (Bernier, Demers, Lavigne, Moumouni, Watine, 2005 : 2). Autrefois laissée à l’élite et aux professionnels (journalistes, publicitaires et relationnistes), la communication publique est maintenant accessible à tous. Si la nature de l’information résidait dans le concept émetteur-récepteur, les méthodes de diffusion ont changé. Les jadis récepteurs souhaitent maintenant participer. Le blogue permet au citoyen de transmettre ses commentaires et ses états d’âme, mais aussi de l’information publique. Ce dernier agi alors à titre de journaliste citoyen, en publiant des articles à caractère journalistique sur des sites comme AgoraVox et Rue89. Espace global de production et de circulation de message, la communication publique est la raison d’être du journalisme, tant professionnel que citoyen. Autant le professionnel y publiera ses informations pour être entendu, autant il pigera à travers cette banque infinie d’idées afin de trouver l’exclusivité qui augmentera sa visibilité, et par conséquent, le nombre de clic sur sa page Web. De plus, certains journalistes professionnels utilisent leur blogue afin de sonder les internautes, ou encore pour confirmer des rumeurs sur le Web, avant d’écrire un article dans leur journal.

Le blogue est donc un outil incontournable pour les journalistes professionnels. Maintenant, la majorité des quotidiens publient leur contenu et même des compléments sur Internet. Ainsi, les journalistes à l’emploi de ces publications possèdent un blogue, qu’ils entretiennent très régulièrement, laissant la place au public pour émettre des commentaires. « “ Le blogue me permet d’avoir un contact soutenu avec le lectorat ”, [lance] pour sa part Michel Dumais. “ Je l’utilise pour solliciter des opinions concernant des idées d’articles et comme débouché pour les choses qui ne trouvent pas de place dans mes reportages à CTV ou au Globe and Mail ”, renchérit David Akin » (Proulx, 2004 : En ligne, 11e par.). Par exemple, mentionnons le blogue de Patrick Lagacé, hébergé sur le site de Cyberpresse. Fort d’une grande notoriété, son blogue est visité et commenté par des milliers d’internautes. Patrick Lagacé intervient aussi plusieurs fois par jour sur son blogue et il interagit avec le public. Il précise : « En décembre 2005, j’ai commencé à bloguer, avec un zèle pas toujours sain, selon certains de mes proches. En décembre 2006, je commence à bloguer sur Cyberpresse. J’en suis pas mal remué, en plus. Petit guide des règlements : ce blogue est modéré, les insolents, les imbéciles et les méchants risquent de voir leurs messages supprimés. Oui, la vie est injuste, mais c’est comme ça » (Lagacé, 2006 : En ligne, 1er par.). Et oui, malgré le grand achalandage sur son blogue, il doit supprimer certains commentaires inadéquats. Où en est la liberté d’expression? Bien évidemment, là où elle brime la liberté d’autrui. « Bloguer pour le meilleur et pour le pire, en somme. Et si les commentaires virulents sont l’exception, ils placent les journalistes devant un problème inédit : les gérer, mais sans brimer la liberté d’expression »   (Daudens, 2008 : En ligne, 3e par.).

D’un autre côté, certains journalistes ne voient aucun avantage dans l’utilisation des blogues. Au contraire, l’interactivité demeure un frein pour leur travail. Pierre Foglia, collègue de Patrice Lagacé sur Cyperpresse mentionne : « Ce que je n'aime pas de vos blogues, confrères, c'est qu'ils ne sont pas des îles. N'importe qui peut y aller à pied, s'asseoir sur votre galerie, jaser. Cette promiscuité, ouache! […] J'entends des gens qui sont pour, c'est maintenant notre galaxie, notre cité, l'avenir sera numérique ou ne sera pas. J'entends des gens qui sont contre, le Net est une poubelle, une honte, la fin de la démocratie, de la culture. Moi, je ne suis pas contre. Je ne suis pas pour. C'est pire : je ne suis pas là. Je viens de la galaxie Gutenberg. Un monde ou les mots n'étaient pas rétro-éclairés. Un monde où l'on écrit en silence » (Foglia, 2009 : En ligne, 16e par.). Pierre Foglia jouit effectivement d’une notoriété assez grande pour rejeter le bloque… et se faire respecter. Mais pour les jeunes de la relève, leur destinée est différente afin de se faire connaître.

Le blogue, est-ce incontournable pour l’avenir du journalisme professionnel? Aujourd’hui, c’est l’originalité, la pertinence et la persévérance qui est de mise. Depuis l’avènement d’Internet, le blogue est devenu un passage obligé pour les journalistes afin de pouvoir œuvrer pour des magazines culturels. Au lieu de passer par la forme académique, il est désormais recommandé de prouver ses compétences de rédacteurs en publiant gratuitement sur un blogue, comme pour Bang Bang, Voir, Urbania... Après plusieurs billets révélateurs où la communauté a réagi, signifiant ainsi la pertinence du contenu, le blogueur aura peut-être la chance de se voir attribuer une rémunération pour ses publications, comme Julie Ledoux, qui s’est fait connaître en publiant sur Bang Bang, Voir, Hour, Showbizz.net et Branchez-Vous. Pour certains, c’est le fruit du hasard qui les a propulsés, mais pour d’autres, c’est un long processus auquel ils ne s’attendaient pas lorsqu’ils ont complété leurs études.
Les médias traditionnels proclament la certification universitaire comme gage de contenu de qualité, tandis que les médias émergents préfèrent l’originalité du contenu, la diversité et la gratuité d’Internet. D’une part, il n’y a rien de mieux que la pratique pour réussir. Les journalistes citoyens, les blogueurs émotifs et les poètes de la rue sauront ainsi trouver leur place sur le Web. Mais la cacophonie des nouvelles technologies brouille parfois les pistes afin de cerner le vrai du faux, l’information à la désinformation. Avec la rapidité et la facilité d’utilisation du blogue versus la précarité de la profession journalistique et la chute des médias traditionnels, il y a matière à inquiétude. Voici un reportage exposant l’événement majeur qui a contribué à la débâcle des médias traditionnels et au virage vers les blogues. Plusieurs témoignages exposent  les points de vue de journalistes citoyens influents.
En somme, les journalistes professionnels peuvent difficilement rivaliser avec le Web (sauf quelques exceptions bien entendu). Puisque le choix des sources et des contenus se compte par millier sur le Web, les lecteurs sont de moins en moins fidèles à un quotidien traditionnel. La référence académique n’est plus prêchée, les lecteurs veulent du contenu original et bien écrit, reflétant leurs opinions et leurs valeurs. Malgré les points faibles et les points forts, le blogue est un nouveau média qui s’installe dans notre quotidien pour y rester, comme le journal et le bulletin de nouvelles télévisées l’ont été auparavant. Véritable outil de communication publique, « Le phénomène blog accompagne la croissance fulgurante de l’utilisation d’internet, sa vulgarisation et son intégration à nos habitudes quotidiennes » (Desavoye, Ducamp, de Mazenod, Moisan, 2000 : 17). En constante évolution, ce phénomène progresse sans cesse, au même rythme que la compétition journalistique. Dans quelques années, que sera notre référence pour  s’informer? Même Laflaque se questionne à ce sujet, trouvant les propos abordés par les journalismes plus ou moins pertinents :



Bibliographie

Bernier, François, Demers, François, Lavigne, Alain, Moumouni, Charles, Watine, Thierry. 2005. Pratiques novatrices en communication publique : journalisme, relations publiques et publicité. Canada : Les presse de l’Université Laval, 179 pages.

Daudens, Florent. 2008. Bogue sur les blogues. [En ligne] URL : http://www.fpjq.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=4057&tx_ttnews%5BbackPid%5D=259&cHash=8dbf09f04c. Consulté le 1er octobre 2011.

Desavoye, Benoît, Ducamp, Christophe, de Mazenod, Xavier, Moisan, Xavier. 2005. Les Blogs: Nouveau média pour tous. France : M21 Éditions, 213 pages.

Dumais, Michel. 2007. Le journalisme citoyen - La revanche de l'homme de la rue. [En ligne] URL : http://www.fpjq.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=3685&tx_ttnews%5BbackPid%5D=248&cHash=2e7a1031e2. Consulté le 1er octobre 2011.

Foglia, Pierre. 2009. Le Net et moi. [En ligne] URL : http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/200912/11/01-930393-le-net-et-moi.php. Consulté le 4 octobre 2011.

Lagacé, Patrick. 2006. Pat Lagacé en bref. [En ligne] URL : http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/a-propos/. Consulté le 1er octobre 2011.

Office québécois de la langue française. 2009. [En ligne] URL : http://www.granddictionnaire.com/BTML/FRA/r_Motclef/index800_1.asp. Consulté le  4 octobre 2011.

Proulx, Steve. 2004. Blogues et médias - Bloguer: sport extrême médiatique? [En ligne] URL :http://www.fpjq.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=593&tx_ttnews%5BbackPid%5D=138&cHash=01bded93c2. Consulté le 4 octobre 2011.

Youtube. 2008. Bloggeurs et journalistes: la guerre de l'info ? [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=8-5W570kJME. Consulté le  6 octobre 2011.

Youtube. 2007. Et Dieu crea Laflaque - Les journalistes... [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=5QDLLK6UzHY. Consulté le 14 octobre 2011.






mardi 20 septembre 2011

Ouverture du blogue


D'après vous, les technologies d'information sont-elles déterminantes dans le développement de nos sociétés?

Autrefois lente et parfois ardue, la communication est maintenant associée à la rapidité et à la facilité.  Si le décodage d’un rayon de fumée associé aux différentes conditions environnantes laissait entrevoir des incompréhensions, aujourd’hui, les technologies de l’information font des pieds et des mains afin d’offrir aux utilisateurs la convivialité et la fluidité de l’information. Déterminantes? Je dirais plutôt incontournables afin de développer la société actuelle, malgré ses points forts et ses points faibles.

Notre société évolue désormais au rythme des technologies de l’information. En bien ou en mal, ces dénouements modifient la vision globale des sociétés. Le Web permet une diffusion instantanée de l’information. Si, auparavant, nous n’avions pas connaissance des crimes contre l’humanité, faute d’information, de nos jours, Internet aide à transmettre ces informations à l’échelle planétaire. Par exemple, « L'internet […] a joué sans l'ombre d'un doute un rôle important dans l'unification et la coordination des insurgés tunisiens et égyptiens. » (Baril, 2011 : En ligne, 2e par.) Toutefois, ne croyons pas qu’Internet n’ait que des bons côtés. « l'internet, Facebook et Twitter sont des outils puissants qui peuvent tout aussi bien servir aux dictateurs à contrôler davantage leurs populations qu'à les faire tomber. » (Baril, 2011 : En ligne, 6e par.) Effectivement, dans une quinzaine de pays dont la Tunisie, Internet est censuré. Les citoyens ont accès à un contenu limité, en accord avec la vision politique du gouvernement. Voici un extrait révélateur à ce sujet :



D’autre part, c’est parfois les sites Internet qui décident de se censurer. Comme présentement au Mexique : « L'autocensure, un réflexe de survie déjà pratiqué par la presse, risque d'atteindre les réseaux sociaux et les blogues qui constituent une source d'information parallèle sur les cartels, que ce soit pour signaler des fusillades en temps réel ou dénoncer des actes criminels. “ Les cartels ont acquis une capacité technologique et ils utilisent déjà les réseaux sociaux pour enquêter sur leurs victimes ”, estime Leobardo Hernandez, chercheur à l'Université Nationale Autonome de Mexico et spécialiste des nouvelles technologies de l'information […] ». (Steels, 2011 : En ligne, dernier par.)

Source d’information sans fin permettant le développement de la société, Internet est également un lieu redoutable pour la cybercriminalité : « L’Internet offre aux cybercriminels d’innombrables cachettes d’où ils peuvent frapper pratiquement n’importe qui. » (Laudicina, 2005 : 32)

La diversité de l’information sur le Web alimente et augmente les nouvelles. Effectivement, tous les journalistes s’abreuvent et écrivent sur les blogues, Twitter et Facebook. Grâce à ces avancées technologiques, l’information est diffusée aussi rapidement que la réalité dans le monde entier. Pour permettre un développement durable et positif de la société, pourrons-nous, dans un futur rapproché, diffuser les criminalités sur le Web avant qu’elles ne se produisent?

Bibliographie 
Baril, Hélène. 2011. Tweets et technotwits. [En ligne] URL :  http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201104/04/01-4386135-tweets-et-technotwits.php. Consulté le 17 septembre 2011.
Laudicina, Paul. 2005. Le désordre du monde: les grands axes de l'avenir. Paris : Vuibert, 222 pages.

Steels, Emmanuelle. 2011. Mexique: les narcos s'attaquent aux internautes. [En ligne] URL : http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201109/17/01-4448627-mexique-les-narcos-sattaquent-aux-internautes.php. Consulté le 18 septembre 2011.

Youtube. 2011. Tunisie De Ben Ali : plus jamais ça (technologie et liberté). [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=VFFcCkkgxbY. Consulté le 17 septembre 2011.